Texte français (followed by english text).     Philippe Moisan est né à Montmartre à Paris en 1962, d'un Grand-Père caricaturiste politique au Canard enchainé et le second paysan poète d'Ile de France. Ils étaient tous les deux libres penseurs. Moisan passe ses quinze premières années entre Paris et la campagne française découvrant l'Art, la dérision, la terre, les saisons, les lettres, la liberté et les fêtes. Enfant d'artistes graphistes, Philippe passait son temps à jouer au milieu de leurs dessins, photos, typographies et écoutait les histoires de leurs amis peintres et photographes comme Jean Schumann, Bernard Gorsky, Claude Sauvageot ou encore Robert Doisneau.  De 1978 à 1981, il suit ses  études à Versailles, et profite du théâtre Montansier proche du château pour fuir la sévérité  religieuse de son école et se frotter auxarts dramatiques.  C'est grâce à une Grand-Mère voyageuse qu'à 16 ans il est surpris et conquis par la beauté des déserts et des lumières lors d'un fascinant voyage en Egypte.  En 1983 de retour à Paris, il intègre l'école du Louvre sur les quais de la Seine pour y suivre les cours de l'Egyptologue Christiane Desroches-Noblecourt, ainsi que ceux de Pierre Amiet conservateur du musée Guimet et spécialiste des Arts de l'extrême Orient.  C'est également l'époque des célèbres et courues fêtes parisiennes du Palace et des Bains Douches. C’est aussi le temps de son premier voyage à New York; inspiré par l'asphalte, les verticales urbaines, les courbes du Guggenheim.  En 1984 pendant la guerre froide, Philippe Moisan passe un an à Berlin dans le cadre de ses obligations militaires, traine dans le musée de Dahlem, et va écouter Karajan à la Philharmonie, l'opéra romantique dans l'ex Berlin Est à l'abri d'un hiver glacé.   Les traversées hivernales des campagnes et forêts Allemandes en train  sont un marqueur visuel puissant pour ses photographies futures. Sensations que Moisan a retrouvé plus tard dans le travail du peintre Caspar David Friedrich sur la nature.  A partir de 1987, Philippe travaille pour une grande compagnie aérienne Française. Il ne cesse de voyager à travers le monde. C'est à cette même époque qu'il commence la photographie en autodidacte. Depuis sa vie sera partagée entre les odeurs de kérosène et le son du déclencheur de sa camera.   Ce sont plus de vingt années de voyages sur les cinq continents qui commenceront, et une liberté de déplacement qui influencera très fortement et en profondeur ses recherches et découvertes visuelles.  Très vite il traverse et retraverse l'Amérique, l'Asie, l'Afrique et l'Europe.  De 1998 à 2000 ses travaux photographiques débutent principalement  dans les pays de l'est de l'Europe, puis à Miami ou il s'installe régulièrement dans le nouveau quartier savoureux de "Little Cuba".  C'est le temps de l'apprentissage des codes de la lumière en studio et en extérieur, par des collaborations avec des magazines de mode.  En 1997 toutes ces expériences et découvertes le poussent à effectuer un détour capital dans les laboratoires de l'international photography intitute de Paris Spéos. Suivant les instructions et conseils de Mr Georges Fèvres le tireur officiel des photographes Henri Cartier-Bresson et Joseph Koudelka, Philippe Moisan assimile les subtilités du tirage photographique noir et blanc. C'est à partir de ce moment là qu'il décide de toujours continuer à  travailler sur papier argentique et à utiliser des films traditionnels.  Les photographes, créateurs du mouvement de la Straight photography en 1880, qui continuera jusqu'en 1970 sous le nom de West coast movment puis Modernist photography l'ont influencés. Principalement des artistes comme Ansel Adams et Berenice Abott, avec le principe de non manipulation de la photo. William Eggleston, Paul Strand dans un autre registre l'ont aussi sensiblement touchés.  Cette approche ne sera pas sans relation avec le désir de laisser le temps s'étendre, se répandre, et ralentir son travail. Surtout ne pas courir après lui. Laisser agir et murir sa photo en tentant sans  succomber à l'urgence générale de son époque.   1997 sera l'année de la participation à sa première exposition collective à l'espace culturel Paul Ricard rue Royale à Paris sous le thème la mode et les déchets. Sujet prémonitoire qui annonçait déjà un changement radical de sa photographie.   En 2000 débutent au Brésil à Sao Paulo douze années décisives autant qu'explosives, qui donnèrent naissance au monde photographique dans lequel Philippe Moisan puise l'inspiration encore aujourd’hui.    Tout en continuant a travailler pour la mode et les agences de publicité il décide que c'est le moment de prendre un virage et de consacrer de plus en plus de temps aux vagabondages et errances photographiques au hasard de ses voyages.  Plongé dans la verticalité architecturale de Sao Paulo, Philippe commence une longue série de portraits de personnages étonnants qui hantent les rues et les nuits de cette mégapole tentaculaire.  En 2002 Philippe Moisan, dans l'esprit des voyageurs romantiques du XIXe sciecle, débuta douze années à sillonner sans réel but ni finalité un grand nombre de pays si différents. Travaillant occasionnellement pour la presse il découvre Buenos Aires  et le désert Argentin d'Ischingualasto, le Nevada et la vallée de la mort,  les jeunes Citées plantées dans le sable de la péninsule d'Arabie,  les temples Zen cachés par d'immenses arbres autour de Koyasan et de Kyoto au Japon, les Indiens Embera du Panama,  les fulgurantes totalités esthétiques et graphiques de Hong Kong, New York, Shanghai, Bangkok et tant d'autres…  En 2012 toutes ces découvertes, ces impressions, ces flashs, cette ivresse visuelle  l'amènent  à la réalisation de sa première exposition pendant "le mois de la photo" dans le Marais à Paris.  Aidé et soutenu par ses amis, des professionnels des arts visuels et écrits, un partenariat avec le champagne Pommery, Moisan présente quatre vingt dix tirages originaux dont neuf très grands formats uniques, couleurs et noir et blanc, résultats de ses douze années d'errance.  Afin de privilégier l'impression, le ressenti, l'imagination, il décide de ne jamais mentionner dans les légendes de ses clichés d'indications géographiques. C'est un choix très important.   Depuis 2014 il vit à Bangkok, nouvelle mégapole de contrastes, ville en constante accélération. Philippe Moisan exposa à la galerie Ardel en Mai de cette année une nouvelle grande exposition regroupant des nouveaux tirages originaux grands formats et aux grands calmes. Cette exposition s'appelait "Vacarmes".   En dépit de ses multiples vagabondages antérieurs, il découvre à Bangkok une cité à la complexité ambiguë, mue d’une mutation cinglante ou les clichés n’ont plus leurs places. Ces contrastes matérialistes et spirituels l’on amenés à présenter en 2015 à "l'Alliance Française de Bangkok" une exposition en duo avec le plasticien Thaïlandais  Rush Pleansuk. Cet événement mettait en perspective leurs nouveaux travaux et avait pour nom : « Dans la jungle des  anges ».       English text .       Philippe Moisan was born in Montmartre (Paris) in 1962, the grandson of a political cartoonist at the Canard Enchaîné and a peasant farmer of Ile de France. Both were free thinkers.     The child of two graphic artists, Philippe spent his time playing amid their drawings, photographs, typefaces, and listened to the stories told by their painter and photographer friends, such as Jean Schuman, Bernard Gorsky, Claude Sauvageot, or Robert Doisneau.     In 1983, back in Paris, he joined the École du Louvre on the quays of the Seine to attend the classes taught by egyptologist Christiane Desroches-Noblecourt as well as those taught by Pierre Amiet, curator of the Guimet Museum, and a specialist of East Asian Arts.     In 1984, during the Cold War, Philippe Moisan spent a year in Berlin as part of his military duty, hung out in the Dahlem museum, and listened Karajan at the Philharmony, The romantic opera in East Berlin, sheltered from an icy winter.    Starting in 1987, Philippe started out as a self-taught photographer. His life has been shared between the smell of kerosene and the sound of his camera shutter ever since.    From 1998 to 2000, his photographic work began, mainly in Eastern European countries, then in Miami, where he regularly set up shop in the new and savory neighborhood of Little Cuba.This era allowed him to learn the codes of studio and exterior lighting, thanks to collaborations with fashion magazines.    In 1997, these experiences and discoveries led him to a major detour through the laboratories of the Paris International Photography Institute, Speos. Following the advice and instructions of Mr. Georges Fèvres, official proofer of photographers Henri Cartier-Bresson and Josef Koudelka, Philippe Moisan absorbed the subtleties of black and white photography printing. He decided then to forever work on argentic paper and to continue using traditional film.    He took part in his first collective exhibition in 1997 at the Paul Ricard cultural space located on Rue Royale in Paris, on the subject of fashion and waste, a premonitory topic already announcing a radical change in his photography.    Year 2000 in Sao Paulo (Brazil), a period of twelve decisive and explosive years began, which gave birth to the photographic world from which Philippe Moisan still draws his inspiration today.    Occasionally working for french weekly newpaper "M - Le Monde", he discovered Buenos Aires and Argentinian desert Ischingualasto, Nevada and Death Valley, young cities planted in the sand of the Arabian peninsula, zen temples hidden by immense trees around Koyasan and Kyoto in Japan, the Embera Indians of Panama, the searing esthetic and graphic totalities of Hong Kong, New York, Shanghai, Bangkok, and so many others…    In 2012, these discoveries, impressions, flashes and this visual drunkenness led him to carry out his first exhibition during the “Photography Month” in the Marais in Paris.    Bangkok 2014, Philippe Moisan revealed his new large exhibition at Ardel’s gallery, showcasing large-size original prints and huge "calme". This exhibition was named “Vacarmes”.    In spite of his multiple wanderings, he experiments in Bangkok a city of ambiguous complexity, knocked down in a scathing transformation, where old « cliches » have no more their place. These materialist and spiritual contrasts brought him to propose in 2015 a duo exhibition with Thai Artist Rush Pleansuk at « Alliance Française ». This event presented his new work in a called exhibition : « In the jungle of Angels ».    

 

Texte français (followed by english text).

 

Philippe Moisan est né à Montmartre à Paris en 1962, d'un Grand-Père caricaturiste politique au Canard enchainé et le second paysan poète d'Ile de France. Ils étaient tous les deux libres penseurs. Moisan passe ses quinze premières années entre Paris et la campagne française découvrant l'Art, la dérision, la terre, les saisons, les lettres, la liberté et les fêtes. Enfant d'artistes graphistes, Philippe passait son temps à jouer au milieu de leurs dessins, photos, typographies et écoutait les histoires de leurs amis peintres et photographes comme Jean Schumann, Bernard Gorsky, Claude Sauvageot ou encore Robert Doisneau.

De 1978 à 1981, il suit ses  études à Versailles, et profite du théâtre Montansier proche du château pour fuir la sévérité  religieuse de son école et se frotter auxarts dramatiques.

C'est grâce à une Grand-Mère voyageuse qu'à 16 ans il est surpris et conquis par la beauté des déserts et des lumières lors d'un fascinant voyage en Egypte.

En 1983 de retour à Paris, il intègre l'école du Louvre sur les quais de la Seine pour y suivre les cours de l'Egyptologue Christiane Desroches-Noblecourt, ainsi que ceux de Pierre Amiet conservateur du musée Guimet et spécialiste des Arts de l'extrême Orient.

C'est également l'époque des célèbres et courues fêtes parisiennes du Palace et des Bains Douches. C’est aussi le temps de son premier voyage à New York; inspiré par l'asphalte, les verticales urbaines, les courbes du Guggenheim.

En 1984 pendant la guerre froide, Philippe Moisan passe un an à Berlin dans le cadre de ses obligations militaires, traine dans le musée de Dahlem, et va écouter Karajan à la Philharmonie, l'opéra romantique dans l'ex Berlin Est à l'abri d'un hiver glacé.

 Les traversées hivernales des campagnes et forêts Allemandes en train  sont un marqueur visuel puissant pour ses photographies futures. Sensations que Moisan a retrouvé plus tard dans le travail du peintre Caspar David Friedrich sur la nature.

A partir de 1987, Philippe travaille pour une grande compagnie aérienne Française. Il ne cesse de voyager à travers le monde. C'est à cette même époque qu'il commence la photographie en autodidacte. Depuis sa vie sera partagée entre les odeurs de kérosène et le son du déclencheur de sa camera.

 Ce sont plus de vingt années de voyages sur les cinq continents qui commenceront, et une liberté de déplacement qui influencera très fortement et en profondeur ses recherches et découvertes visuelles.

Très vite il traverse et retraverse l'Amérique, l'Asie, l'Afrique et l'Europe.

De 1998 à 2000 ses travaux photographiques débutent principalement  dans les pays de l'est de l'Europe, puis à Miami ou il s'installe régulièrement dans le nouveau quartier savoureux de "Little Cuba".

C'est le temps de l'apprentissage des codes de la lumière en studio et en extérieur, par des collaborations avec des magazines de mode.

En 1997 toutes ces expériences et découvertes le poussent à effectuer un détour capital dans les laboratoires de l'international photography intitute de Paris Spéos. Suivant les instructions et conseils de Mr Georges Fèvres le tireur officiel des photographes Henri Cartier-Bresson et Joseph Koudelka, Philippe Moisan assimile les subtilités du tirage photographique noir et blanc. C'est à partir de ce moment là qu'il décide de toujours continuer à  travailler sur papier argentique et à utiliser des films traditionnels.

Les photographes, créateurs du mouvement de la Straight photography en 1880, qui continuera jusqu'en 1970 sous le nom de West coast movment puis Modernist photography l'ont influencés. Principalement des artistes comme Ansel Adams et Berenice Abott, avec le principe de non manipulation de la photo. William Eggleston, Paul Strand dans un autre registre l'ont aussi sensiblement touchés.

Cette approche ne sera pas sans relation avec le désir de laisser le temps s'étendre, se répandre, et ralentir son travail. Surtout ne pas courir après lui. Laisser agir et murir sa photo en tentant sans  succomber à l'urgence générale de son époque.

 1997 sera l'année de la participation à sa première exposition collective à l'espace culturel Paul Ricard rue Royale à Paris sous le thème la mode et les déchets. Sujet prémonitoire qui annonçait déjà un changement radical de sa photographie.

 En 2000 débutent au Brésil à Sao Paulo douze années décisives autant qu'explosives, qui donnèrent naissance au monde photographique dans lequel Philippe Moisan puise l'inspiration encore aujourd’hui.  

Tout en continuant a travailler pour la mode et les agences de publicité il décide que c'est le moment de prendre un virage et de consacrer de plus en plus de temps aux vagabondages et errances photographiques au hasard de ses voyages.

Plongé dans la verticalité architecturale de Sao Paulo, Philippe commence une longue série de portraits de personnages étonnants qui hantent les rues et les nuits de cette mégapole tentaculaire.

En 2002 Philippe Moisan, dans l'esprit des voyageurs romantiques du XIXe sciecle, débuta douze années à sillonner sans réel but ni finalité un grand nombre de pays si différents. Travaillant occasionnellement pour la presse il découvre Buenos Aires  et le désert Argentin d'Ischingualasto, le Nevada et la vallée de la mort,  les jeunes Citées plantées dans le sable de la péninsule d'Arabie,  les temples Zen cachés par d'immenses arbres autour de Koyasan et de Kyoto au Japon, les Indiens Embera du Panama,  les fulgurantes totalités esthétiques et graphiques de Hong Kong, New York, Shanghai, Bangkok et tant d'autres…

En 2012 toutes ces découvertes, ces impressions, ces flashs, cette ivresse visuelle  l'amènent  à la réalisation de sa première exposition pendant "le mois de la photo" dans le Marais à Paris.

Aidé et soutenu par ses amis, des professionnels des arts visuels et écrits, un partenariat avec le champagne Pommery, Moisan présente quatre vingt dix tirages originaux dont neuf très grands formats uniques, couleurs et noir et blanc, résultats de ses douze années d'errance.

Afin de privilégier l'impression, le ressenti, l'imagination, il décide de ne jamais mentionner dans les légendes de ses clichés d'indications géographiques. C'est un choix très important.

 Depuis 2014 il vit à Bangkok, nouvelle mégapole de contrastes, ville en constante accélération. Philippe Moisan exposa à la galerie Ardel en Mai de cette année une nouvelle grande exposition regroupant des nouveaux tirages originaux grands formats et aux grands calmes. Cette exposition s'appelait "Vacarmes".

 En dépit de ses multiples vagabondages antérieurs, il découvre à Bangkok une cité à la complexité ambiguë, mue d’une mutation cinglante ou les clichés n’ont plus leurs places. Ces contrastes matérialistes et spirituels l’on amenés à présenter en 2015 à "l'Alliance Française de Bangkok" une exposition en duo avec le plasticien Thaïlandais  Rush Pleansuk. Cet événement mettait en perspective leurs nouveaux travaux et avait pour nom : « Dans la jungle des  anges ». 

 

English text.

 

 Philippe Moisan was born in Montmartre (Paris) in 1962, the grandson of a political cartoonist at the Canard Enchaîné and a peasant farmer of Ile de France. Both were free thinkers.

 The child of two graphic artists, Philippe spent his time playing amid their drawings, photographs, typefaces, and listened to the stories told by their painter and photographer friends, such as Jean Schuman, Bernard Gorsky, Claude Sauvageot, or Robert Doisneau.

 In 1983, back in Paris, he joined the École du Louvre on the quays of the Seine to attend the classes taught by egyptologist Christiane Desroches-Noblecourt as well as those taught by Pierre Amiet, curator of the Guimet Museum, and a specialist of East Asian Arts.

 In 1984, during the Cold War, Philippe Moisan spent a year in Berlin as part of his military duty, hung out in the Dahlem museum, and listened Karajan at the Philharmony, The romantic opera in East Berlin, sheltered from an icy winter.

Starting in 1987, Philippe started out as a self-taught photographer. His life has been shared between the smell of kerosene and the sound of his camera shutter ever since.

From 1998 to 2000, his photographic work began, mainly in Eastern European countries, then in Miami, where he regularly set up shop in the new and savory neighborhood of Little Cuba.This era allowed him to learn the codes of studio and exterior lighting, thanks to collaborations with fashion magazines.

In 1997, these experiences and discoveries led him to a major detour through the laboratories of the Paris International Photography Institute, Speos. Following the advice and instructions of Mr. Georges Fèvres, official proofer of photographers Henri Cartier-Bresson and Josef Koudelka, Philippe Moisan absorbed the subtleties of black and white photography printing. He decided then to forever work on argentic paper and to continue using traditional film.

He took part in his first collective exhibition in 1997 at the Paul Ricard cultural space located on Rue Royale in Paris, on the subject of fashion and waste, a premonitory topic already announcing a radical change in his photography.

Year 2000 in Sao Paulo (Brazil), a period of twelve decisive and explosive years began, which gave birth to the photographic world from which Philippe Moisan still draws his inspiration today.

Occasionally working for french weekly newpaper "M - Le Monde", he discovered Buenos Aires and Argentinian desert Ischingualasto, Nevada and Death Valley, young cities planted in the sand of the Arabian peninsula, zen temples hidden by immense trees around Koyasan and Kyoto in Japan, the Embera Indians of Panama, the searing esthetic and graphic totalities of Hong Kong, New York, Shanghai, Bangkok, and so many others…

In 2012, these discoveries, impressions, flashes and this visual drunkenness led him to carry out his first exhibition during the “Photography Month” in the Marais in Paris.

Bangkok 2014, Philippe Moisan revealed his new large exhibition at Ardel’s gallery, showcasing large-size original prints and huge "calme". This exhibition was named “Vacarmes”.

In spite of his multiple wanderings, he experiments in Bangkok a city of ambiguous complexity, knocked down in a scathing transformation, where old « cliches » have no more their place. These materialist and spiritual contrasts brought him to propose in 2015 a duo exhibition with Thai Artist Rush Pleansuk at « Alliance Française ». This event presented his new work in a called exhibition : « In the jungle of Angels ».